l'EROA

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  • Exposition "Moustache et Trottinette, une aventure..." Edmond-François Calvo

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    Par YANN STENVEN, publié le mercredi 1 novembre 2017 12:12 - Mis à jour le mercredi 1 novembre 2017 12:12
    Vous êtes à quelques jours d’un événement majeur...Ce jeudi 9 novembre prochain, à 19h s’inaugure l’exposition « Moustache et Trottinette, une aventure... » eroa du collège chatelet
  • Une expérience oubapienne en compagnie d'Alex Baladi.

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    Par YANN STENVEN, publié le mardi 23 mai 2017 12:07 - Mis à jour le mardi 23 mai 2017 12:07

    Dans des qualités graphiques variés, juste au trait, les mini-histoires se sont inventées et développées sous le regard complice et enthousiaste d'Alex Baladi.

    Une rencontre chaleureuse qu'ont apprécié les élèves, satisfaits de l'expérience et heureux d'avoir échanger, travailler avec l'auteur.

     

    intégralité du texte dans le pdf ci-joint.

  • vernissage exposition eroa "Partition" Alex Baladi

    Par YANN STENVEN, publié le mardi 24 janvier 2017 20:04 - Mis à jour le mardi 24 janvier 2017 20:04

    Mesdames, Messieurs les Parents et  les élèves,


    Nous avons le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition "Partition" dans le cadre de l'eroa. Le vernissage s'accompagne d'une performance musicale dès 18h30 en salle polyvalente par les élèves, sous la direction de Monsieur et Madame Jasinski.

    Vous aurez ensuite le plaisir de découvrir l’œuvre d'Alex Baladi qui sera présent et consacrera un temps de sa présence à la dédicace de ses albums de Bande Dessinée. 

    Cette nouvelle exposition marque, en ces lendemains de Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême, l'attachement et l'engouement de nos élèves et de notre établissement pour le 9 éme Art. Une complicité de plus en plus grandes avec les auteurs qui nous honorent de leurs confiances. Alex Baladi est le cinquième auteur/ dessinateur qui  ouvre ces planches originales à nos regards, à notre découverte.

      Cette exposition fête aussi les quinze ans d'existence de notre eroa (espace rencontre avec l'oeuvre d'art), d'un travail de programmation divers et varié permettant à chacun de nos élèves de découvrir, rencontrer des oeuvres majeurs de l'Art Contemporain tout comme de l'Art dit ancien.

    Nous tenions à remercier, particulièrement, la fédération de parents d'élèves, la FCPE qui depuis plusieurs années soutien et finance les temps de rencontre entre les artistes et les élèves de l'établissement. Ce jeudi 2 février, au fil de la journée, 90 élèves volontaires issus de l'ensemble de nos classes, tous niveaux confondus, pourront ainsi connaître un temps de création en atelier avec Alex Baladi.

    Venez nombreux, en famille, nous vous attendons.

    M Stenven M Hontoir Mme Jasinski  M Jasinski.

  • Pas à pas: Archaeus & Treg

    Par YANN STENVEN, publié le mardi 4 octobre 2016 18:19 - Mis à jour le mardi 4 octobre 2016 18:19

    Mettre en mur une exposition n'est pas sans rappeler un positionnement de pièces, une prise stratégique de risques pour que dans le parcours chaque œuvre révèle sa présence comme chaque pion son jeu à l'échiquier. Dans cette naissante métaphore filée, le noir et le blanc de la photographie sont comme la combinaison, la mise en lumière du jeu qui dans l'œuvre de Francesca Dal Chele pourrait relever de la « Diagonale du flou ».

     photographie, Francesca Dal Chele, 1995-1996.

    Une prise volontaire de la tangente pour mieux prendre à revers, à contre-pied le regard entendu du regardeur.

    Un oubli de pièce par évidence de son exposition, une évidence mise en danger, si remarquable qu'elle en disparaît par son audace, et assure la réussite du mouvement d'attaque.

    Ainsi, si l'on laisse là, le parallèle au jeu d'échec, la pièce d'évidence de l'œuvre de Francesca Dal Chele est son écriture plastique du flou, la peinture à la lumière qui fait de la nuance le possible d'une joue, d'un regard.

    Le flou murmure de Francesca Dal Chele vient à l'œil pour mieux susurrer par sa délicatesse le déni de la commune évidence qu'une photographie réussie est une image nette qui dirait tout pour ne rien omettre, pour ne pas occulter, ni effacer par amputation la prétendue vérité de l'image: ineffable concession à la réalité. Ou pour le dire autrement par le contour tranché d'un jugement arrêté, le flou serait un ratage, une faute originelle que même l'amateur photographe doit se garder de commettre.

    Le flou Dal Chelien ne saurait être maladresse mais une écriture, une adresse poétique à notre regard, notre esprit. Une invitation à passer l'apparence, en rendant notre regard moins prompt à dire ce qu'il a vu mais plus à se demander ce qu'il voit.


    Un flou sans fausse mise au point ou bougé involontaire qui dans l'instant photographique est l'acte créatif, le vocabulaire, un verbe qui donne corps à l'œuvre. Un flou qui est aussi un lien à la mémoire de son médium. Un flou qui avant de s'étrécir à la faute, le raté, est la conquête d'une image fixée et lisible en un temps donné. En quelque sorte, la technique et la chimie firent de la netteté la preuve de la réussite de la captation de l'image en confondant cette netteté et celle de notre regard. Or bien des fois, la netteté photographique est bien étrangère à celle de notre œil qui n'uniformise pas et qui, par ce que nous sommes, filtre le voir et le vu, le vécu.

    L'appareil optique de la chambre photographique a l'autonomie de l'enregistrement mais aucune capacité à être l'intention du regard photographique. Le flou dans l'œuvre de Francesca Dal Chele souligne que la photographie ne peut pas se résumer qu'à un acte mécanique et que si cette dernière a à dialoguer avec le regardeur, elle se doit d'être l'expression de son auteur, le prolongement de son regard. Francesca Dal Chele est un œil qui voit flou par écriture, il faut à celui qui prend le fil de ses mots comme celui de ses images tirer au clair ce que l'œuvre lui murmure pour que par delà des regards croisés, il se sente grandi: Autre, Hôte.
    photographie, 1997 dans les campements d'Oued  Essendilène et de l'Oued Elt, Tassili n'Ajjers, Sahara algérien.

    Par le truchement de l'œuvre de Francesca Dal Chele « On regarde un regard »*, on répond à l'invite de ce qui ne s'abandonne pas, ne se livre pas dans la manifeste netteté mais nous confond dans ce que l'on cherche en cet Autre photographique, cette photographie au motif de l'Etre.

    Dans le sfumato de lumière des visages de Francesca Dal Chele se pose le regard dans l'intimité en pas de deux, de l'un à l'autre entre le modèle et son photographe.

    Par le jeu d'échange de place entre l'auteur et le regardeur, la danse se trouble de notre nouvelle présence, d'un face à face à l'Autre qu'on ne peut saisir d'emblée dans les limites dessinées de son visage.

    Le flou obligeant d'embrasser le All-over de lumière et d'ombre de la photographie et de saisir la douceur du grain argentique pour entendre le discours, la parole que nous adresse ce visage voisin, si proche de nous. Sans autre distance que le flou révélateur qui fait advenir de derrière l'image la présence, l'identité humaine de ce visage qui ne cesse d'être anonyme quand bien même il « s'intimise ».

    Vont poindre alors, ici, le regard interrogateur, là, la tristesse ou la plénitude par le repos du regard, les paupières baissées qui habitent aussi ces visages qui tour à tour nous regardent ou se donnent à voir dans l'abandon.

    Abandon & don de soi, de cette part laissée à Autrui pour qu'il puisse se saisir d'une possible parole.

    photographie, Francesca Dal Chele, 1995-1996.

    Au fil d'Archaeus le regard devine l'Autre par son visage, quête une identité par le contour que le flou repousse. Le regard tente « l'assemblage d'un nez, d'un front, d'yeux »** souhaitant discerner. Il peut même s'égarer, ne voir que des présences fantômes, soit ceux qui furent alors que ceux qui paraissent à la surface de la photographie sont ceux qui adviennent.

    Chaque visage se fait en creux d'ombres et de lumières. En portrait rapproché au contour indécis semblant conférer un éloignement par la non-lecture des traits mais qui permet in fine au regardeur de projeter son propre contour mental pour incarner, dessiner le visage. Car le regardeur s'apparente , se familiarise en chaque être qui paraît au médium photographique, se dissout par le ressenti dans les portraits de Francesca Dal Chele qui ne sont pas figés,

    ne font que venir au monde et quérir un contour dans l'œil de celui qui regarde. Chaque visage s'incarne en lui-même comme la trace indicible d'une rencontre qui à terme l'individualise, lui dévoile sa propre identité.

    On se remémore alors, la lecture d'Edmond Jabès dans « Le livre des ressemblances » et comme lui, on s'interroge:

    « Qui suis-je ? Peut-être le visage d'un moment dans le sillon d'aventureux visages: peut-être l'oubli de tous les visages à la faveur d'un seul, mais lequel ? »

    En rebond, dans une prise de diagonale, le regard au mur glisse à d'autres tirages aux visages, personnes flous saisis dans leur quotidien.

    Dans la série Treg, Francesca Dal Chele garde l'humain dans l'ébauche comme pour montrer que ce qui a façonné cet homme, cette femme est bien cette terre, ce sable, ce paysage.

    Les portraits sont une identité commune, collective, celle d'une Culture, d'un mode de vie celui des Touaregs qui en nomades parcourent le désert , le vivent et en font un allié qui peut toujours se révéler hostile mais qu'ils ont su habiter.

    photographie, 1997 dans les campements d'Oued  Essendilène et de l'Oued Elt, Tassili n'Ajjers, Sahara algérien.

    Francesca Dal Chele capte avec précision, dans la netteté de la profondeur de champ le paysage qui est l'âme même des Touaregs, leur identité profonde. Un Touareg ne se définissant pas dès lors par la couleur de peau, un costume mais par le lieu qu'il habite et parcourt à l'échelle d'un espace croisant cinq pays qui ne tolèrent pas que l'on puisse vivre en ignorant l'entrave des frontières et qui comme un fil à la patte, souhaitent que la Culture nomade touareg se sédentarise, cesse de parcourir le désert, de sentir le vent de sable comme un chant de liberté.

    Face au regardeur, drapés dans la dignité photographique qui témoigne, un homme, une femme ou encore un enfant aux contours indécis font « Treg d'union » entre ce qui les fondent et leur terre. Et si « treg » en langue touareg veut dire « sans entrave » on mesure combien le Touareg et son paysage sont liés et qu'en homme libre, il ne veut que le droit de dresser sa tente, aujourd'hui là, comme demain là-bas, au rythme des chèvres qui pâturent et du pas d'amble du chameau mais pour pouvoir poursuivre ce de-ci de-là il faut aux Touaregs défendre et sauver leur identité, Culture.

    L'œuvre de Francesca Dal Chele offre une fenêtre, une oreille attentive à ce chant d'Amour du désert qui ne peut s'interrompre, des visages qui bien que flous sont bien moins abstraits, maintenant, dans nos consciences.

     

    *et ** fragments en emprunt à Emmanuel Lévinas. « Difficile Liberté » 1963

     

     

  • "Archaeus & Treg"

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    Par YANN STENVEN, publié le dimanche 18 septembre 2016 14:17 - Mis à jour le dimanche 18 septembre 2016 14:17

    Madame, Monsieur,

    Comme chaque année l'eroa ouvre sa programmation à l'oeuvre d'un ou d'une artiste, dans des champs artistiques divers, et pour ce début d'année, nous vous invitons à venir ce jeudi 22 septembre 2016, à partir de 18h30 ( entrée libre) découvrir les photographies de l'artiste américaine Francesca Dal Chele.

    Un voyage en noir et blanc dans l'intimité perdue ou non encore cernée d'un visage, les paysages identitaires du peuple Touaregs. Un voyage en regard qui ne peut vous laisser indifférent.

    Venez partager ce temps de découverte, en présence de l'artiste, venez écouter chanter nos élèves de 4éme cham, sous la direction de Monsieur et Madame Jasinski.

    Nous vous espérons nombreux, en famille.

    Vivons curieux !

    P.s. ci-joint en pdf, le carton d'invitation.

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